Accidents importants récents

Quatre accidents relatés :

1 - Châteaulin 8 décembre 2016 - un camping-car traverse le terreplein central de la voie express et percute les véhicules en face : 3 morts

2- Pas de Calais 14 novembre 2016 - collision frontale entre un camion et un car scolaire

3 - Annemasse 11 octobre 2016 - une fillette, 8 ans tué sur un passage piéton

4 - Montcenis 1 er avril 2017 : 6 morts, jeunes, collision frontale.

5 - Merten le 22 juillet 2017: un enfant de 4 ans tué par la voiture électrique du facteur

 

1 - Châteaulin 8 décembre 2016 - un camping-car traverse le terreplein central de la voie express et percute les véhicules en face : 3 morts -Dossier plus détaillé en cliqant sur le lien : Franchissement du terreplein

Le 8 décembre 2016 un camping-car, circulant sur la route express près de Châteaulin (Finistère), se déporte sur la gauche, heurte et défonce la glissière de sécurité métallique,  traverse le terreplein central et se retrouve sur la voie opposée où il heurte de front trois véhicules circulant dans l'autre sens. Cet accident a fait trois morts.

Beaucoup d'autoroutes ou de routes à chaussées séparées existantes en France sont équipées de glissières métalliques répondant à la norme N1 de la circulaire du 9 mai 1988, elles sont à ce titre, conçues pour retenir un véhicule de 1250 kg les heurtant à 100 km/h sous un angle de 20 degrés.

L'arrêté du 2 mars 2009 renforce les performances exigées pour les dispositifs de retenue (glissières) : le niveau H1 de cet arrêté permet, pour les autoroutes et voies express à 2x2 voies, de retenir un camion de 10 tonnes. Ces nouvelles dispositions sont applicables aux voies nouvellement mises en service, mais pour les voies déjà en service, la mise en conformité n'est obligatoire qu'en cas de travaux d'aménagements importants impliquant les emplacements des dispositifs de retenue.

Un autre type de dispositif de retenue est possible, ce sont les glissières en béton, quelques autoroutes françaises en sont pourvues. Certains pays, par exemple les États-Unis équipent systématiquement les terrepleins centraux d'autoroute de glissières en béton.

Le plus grand avantage des glissières en béton est qu'elles sont pratiquement infranchissables par les poids-lourds, sauf cas exceptionnels.

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2 - Deuxième accident relaté ; Pas de Calais 14 novembre 2016 - collision frontale entre un camion et un car scolaire

Une collision frontale entre un car scolaire et un poids lourd a fait un mort (la conductrice du car scolaire) et trois blessés graves près de Bavincourt vers 8 heures. D'abord, toute ma compassion pour la famille de la conductrice et tous mes voeux de rétablissement pour les enfants et le conducteur du poids lourd.

Sous le choc, le conducteur du poids lourd a été éjecté et la cabine a pris feu. La presse rapporte que  l'accident a eu lieu alors que le jour était à peine levé, qu'un un épais brouillard était tombé sur cette zone et que la chaussée était glissante. Le brouillard était si dense que l'hélicoptère dépêché sur les lieux n'a pas pu se poser.

 Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions fermes sur les causes de l'accident mais le brouillard est traitre et tout optimisme est à exclure en ce qui concerne la vitesse. Il est évident que les transports scolaires sont malheureusement soumis à des horaires tendus ce qui fait toujours craindre d'arriver en retard au collège : c'est un problème sur lequel il conviendrait de se pencher en affichant clairement que l'établissement scolaire et l'organisateur (par exemple le Départerment) accepteront le retard, sans prendre de mesures coercitives  contre le transporteur si ce retard est dû à la prudence dont a dû faire preuve le conducteur devant une situation particulière.

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Troisième accident relaté :

3 - Annemasse 11 octobre 2016 - une fillette, 8 ans tué sur un passage piéton

Le 11 octobre dernier vient de se produire à Annemasse un nouvel accident mortel de piéton d'un type bien identifié : sur un passage piéton, une première voiture s'arrête pour laisser un piéton traverser et à ce moment elle est dépassée par un deuxième véhicule qui ne voit pas assez tôt le piéton et le percute.

L'extrait du journal est le suivant : Une fillette de 8 ans, Adelcia,  traversait sur un passage piéton ne disposant pas de feux de signalisation. Une voiture s’est arrêtée pour laisser passer les piétons. C’est alors qu’un second véhicule, roulant sur l’autre voie (c'est une 2x2voies), en a profité pour doubler la première auto sans voir assez tôt la fillette qui a été projetée à une dizaine de mètres et est décédée.

De tels accidents pourraient être évités si comme beaucoup d'autres pays, une large ligne continue était tracée à 5 mètre devant le passage piéton : deux exemples ci-dessous à Lausanne (Suisse) puis au Portugal

 

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4 ème accident - Montcenis 1 er avril 2017 : 6 morts, jeunes, collision frontale.

D'après les articles de presse l'accident a eu lieu en ligne droite, comme beaucoup de collisions frontales,  la route était sèche, il n'y a pas eu de trace de freinage. La route fait à peu près 6 m (peut-être un chouïa de plus). Les accotements présentent un premier mètre qui est à peu près stabilisé gravillonné donc roulable en cas d'urgence, par exemple pour éviter une voiture qui dévie sur nous (ça m'est arrivé 2 fois). La route est prioritaire (panneau AB6 carré jaune : voir photo) mais n'est apparemment  pas classée RGC d'après le décret du 31 mai 2010 : ça doit faire partie des routes que les présidents de Conseil départementaux classent en plus eux-mêmes prioritaires. (Rappel : les routes "prioritaires"  comptent les 44 000 km classées RGC par décret plus les routes que  les présidents de Conseil départementaux  classent eux-mêmes et parfois ce n'est pas justifié, donc le total des routes prioritaires - panneau jaune AB6 - est sans doute inconnu.)

Les autorités sur place ont dit aux média qu'ils n'étaient pas 100% certains que ce soit une collision  frontale, mais compte tenu que c'est assez éloigné du petit carrefour de la rue des Epontots et vu l'état des voitures il est assez évident que c'est une collision  frontale et il semble évident qu'ils roulaient vite, mais ça n'explique pas l'inattention qui a dû faire dévier une des voitures : peut-être lecture ou envoi d'un SMS  ou lecture de l'écran du tableau de bord : à ce sujet  ci-après en italique une remarque pertinente d'un internaute sur cet accident : " J'ai constaté que les écrans qui sont montés dans toutes les voitures sont dangereux. C'était plus sécurisant avec des boutons (pour la clim ou la radio par exemple) que l'on tournait sans les regarder qu'avec des écrans qu'il faut regarder" C'est vrai que ces nouveaux écrans sont distracteurs : il faut 3 ou 4 secondes pour les lire.

Cet accident rappelle que sur ces routes bidirectionnelles c'est de l'inconscience totale de rouler à 90 km/h : on court un risque de colision frontale mortelle à chaque fois que l'on croise un autre véhicule à 90 km/h et qu'il est urgent d'abaisser la vitesse maximale autorisée à 80 km/h : à cette vitesse la force du choc ressenti par les passagers est seulement 53% de celui ressenti à 90 km/h : voir les justifications dtaillées sur le lien : L abaissement de 90 a 80 km h  

 

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5 ème accident - Merten le 22 juillet 2017: un enfant de 4 ans tué par la voiture électrique du facteur

L'accident a eu lieu dans l'impasse, le facteur a déposé le courrier sans descendre de voiture dans les boîtes aux lettres situées près du mur de la propriété familiale. Puis a redémarré en écrasant l'enfant qui se trouvait devant sa voiture, sur le trottoir près de l'entrée de la propriété de ses parents. L accident de merten

En fait deux causes ont opérés dans cet accident : l'absence de bruit des voitures électriques, mais surtout la soudaineté du démarrage de la voiture qui n'a pas laissé le temps à l'enfant de s'échapper ni à son frère de crier.

D'une façon générale, vis à vis du piéton, trois dangers existent dans les voitures électriques :

1 – lorsque la voiture roule. Le piéton est en danger lorsque la voiture électrique roule et arrive derrière lui car il n'entend ni ne voit la voiture. Il faut donc que les voitures électriques soient équipées d'un bruiteur, avec le même niveau de décibel qu'un moteur thermique, pas un bruiteur silencieux comme ceux qui équipent actuellement les voitures électriques qui délivrent en fait seulement un quart de murmure, c’est-à-dire qu'on n'entend quasiment RIEN.

2 – lorsque la voiture va démarrer.  Le piéton est en danger lorsque la voiture électrique qui est à l'arrêt (par exemple à un passage piéton) démarre car aucun bruit ne lui indique qu'elle est sur le point de démarrer et si elle démarre pendant la seconde où le piéton surveille les voitures de l'autre sens, il est écrasé. Il faut donc un signal sonore spécial (ding !) qui est activé dès le moment où le conducteur commence à appuyer sur l'accélérateur et que conjointement un temps de retard (par exemple une seconde) soit ménagée entre ce premier moment et le moment où le courant électrique est transmis aux roues. Ce temps de retard correspond au retard que met la voiture à démarrer pour les voitures à moteur thermique et il permet à un piéton qui se situerait devant la voiture de réagir.

3 – lorsque la voiture démarre. Elle bondit brutalement d'un ou deux mètres en à peine une seconde car le couple moteur  d'une voiture électrique est très fort au démarrage et immédiatement et instantanément disponible. Ce temps de démarrage brutal est inférieur au temps de réaction dont un piéton a besoin pour s'échapper et de ce fait le piéton (l'enfant dans le cas de l'accident ci-dessus) n'a absolument pas le temps d'éviter la voiture même s'il voit la voiture démarrer. Les constructeurs peuvent faire ce genre de chose : lorsqu'ils réalisent des dispositifs dangereux avec message visuels à lire au cadran, dix fois plus compliqués, ils savent faire.

l'Union Européenne s'est penchés sur le danger dû au silence des voitures électriques mais seulement sur le premier point et encore  trop lentement et surtout très mal car il apparait dans les textes disponibles qu'ils s'attachent surtout à prévoir à ce que le bruiteur ne fasse pas trop de bruit ! C'est le comble de l'incompétence et de la tromperie. On s'oriente donc vers un bruiteur le plus silencieux possible. Il est d'autre part prévu que ce "bruiteur silencieux" ne fonctionne qu'en dessous de 20 km/h (aux États-Unis c'est jusqu'à 30 km/h) , alors que le bruit fourni par les pneus sur un sol bien unis (tapis de béton bitumineux) ne s'entend vraiment qu'au dessus de 40 km/h.

 Dossier plus détaillé en cliqant sur le lien L accident de merten