Livre blanc sur les mesures qu'il est possible et nécessaire de prendre pour améliorer la sécurité routière.

Site tenu par Jacques ROBIN ingénieur routier, accidentologue. 

pour m'écrire : jacques-marie-robin@wanadoo.fr

 

Je rédige actuellement "Le grand livre blanc sur la sécurité routière", il est en construction. Chacun d'entre vous (expert de l'administration ou associatif ou indépendant) peut participer à sa rédaction en me proposant des textes ou des modifications sur mes textes.

Pour faire simple : pour chaque sujet "la solution est entre nos mains"

 

D'abord des voeux pour 2026 A l’occasion de la nouvelle année j’ai fait le point le 1er janvier sur les accidents de la route les plus fréquents et sur les solutions pour les éviter, tant en infrastructure qu’en conception des véhicules et qu’en code de la route et j'ai établi 21 voeux 2026 que j'ai adressé en janvier à quelques dizaines d'experts qui m'ont adressé, en retour, leurs suggestions dont j'ai tenu compte dans la version de février que vous trouverez sur Mes voeux pour 2026 .

 

Ensuite les sujets traités dans le livre blanc qui est en construction :

 

Premier sujet du livre blanc la sécurité des passages à niveau.

Les chiens ne sont pas des chats. Vouloir essayer de faire comprendre aux automobilistes, qu'aux passages à niveau, ils doivent s'arrêter au feu CLIGNOTANT ROUGE car il est différent du feu CLIGNOTANT ORANGE qui permet de passer prudemment, c'est comme si on leur disait que quelquefois un chien est un chat, qu'un feu clignotant rouge est un feu rouge, non, pour lui, ce n'est pas une feu rouge, c'est un clignotant, donc on peut passer prudemment.

Chien chatLe CLIGNOTANT (rouge ou orange) n'est pas compris par le conducteur comme un signal d'arrêt, mais comme un besoin de prudence renforcée : pour l'arrêter il faut un feu rouge FIXE, comme aux carrefours dans les rues en ville, comme pour les trains, comme pour le métro, comme partout. La volonté des pouvoirs publics de continuer à prétendre vouloir expliquer aux  conducteurs que pour CERTAINS clignotants il faut s'arrêter, c'est comme si on leur disait que certains chiens sont des chats.

Le clignotant rouge est inadapté à la mission d’arrêt qui lui est assigné . Les automobilistes pensent, pour la plupart, et penseront toujours, que le feu clignotant a pour but « d’attirer son attention sur un danger particulier », ce sont d’ailleurs les termes exacts du Code de la route pour les feux "jaunes" qui sont en fait "orange", donc très proche du rouge. Le rapport de Mme Borne ministre des transports (mesure No 8) recommande de lancer des expérimentations pour améliorer la visibilité des passages à niveau "dont la signalisation lumineuse". Donc lançons des expérimentations du feu rouge FIXE sur une centaine de passages à nivea

Dossier complet sur : Sécurité des passages à niveau

Deuxième sujet : les accidents de contresens sur autoroute : Lorsque l’on circule sur autoroute, il est ANORMAL qu'un conducteur trouve en face de lui un véhicule à contresens, car on lui fait courrir un risque que SA prudence ne peut pas gérer, contrairement à d’autres accidents où le conducteur accepte sa part de responsabilité dans les risques qu'il a pris comme par exemple les accidents contre arbres. À cette situation anormale il faut appliquer une signalisation anormalement renforcée, et COMPRISE., ce n'est pas le cas actuellement

Cinq situations peuvent être la cause d'un contresens : 

1ère cause de contresens, c'est la cause la plus fréquente - . Sur ces bretelles de sortie : un conducteur peut malencontreusement se trouver en train d'entrer sur l'autoroute par une bretelle de sortie, et là, la signalisation destinée à l'empècher de continuer est composée des seules paires de panneaux "sens interdit", le même panneau que les conducteurs trouvent à profusion, partout, et parfois pour de simples indications.  Or le principe de base de la signalisation est d’indiquer, de façon figurative, la NATURE DU DANGER, par exemple pour la traversée d’animaux sauvages, ou pour les chutes de pierres, or ici sur les bretelles de sortie d’autoroute,  il manque, l’essentiel : l’indication figurative de la nature du danger : c'est-à-dire le dessin de deux voitures se heurtant. Il faudrait un panneau coome le panneau ci-dessous qui donne les 3 indications nécessaires : 1 - la nature du danger, -2- la situation dans laquelle est l'automobiliste et - 3- ce qu'il doit faire. Pour ce dernier point, il faut réaliser une petite aire de manoeuvre.

Les autres causes de contresens sur autoroute-Nous venons de traiter la première cause de contresens qui est d'entrer par erreur par la bretelle de sortie, la 2ème cause, maintenant est d'entrer par une bretelle d'entrée mais pas celle de la direction voulue et le conducteur s'en aperçoit trop tard. Pour l'éviter il faut rajouter une signalisation avant, SUR la bretelle et permettre matériellement à l'automobiliste de rebrousser chemin. 

La 3 ème cause concerne les l'intérieur des grands échangeurs trompette : les panneaux sont  HAUTS et peu visible par pluie ou soleil ou brouillard. Pour éviter les erreurs il faut les répéter latéralement, en niveau bas. La 4 ème cause se situe sur les aires de services : il faut signaliser partout la direction de la sortie. (pour le dossier complet sur les contresens : cliquer sur Grand livre blanc securite routiere chapitre 4 contresens )

Troisième sujet : la sécurité des piétons. L’arrêté du 12 décembre 2018 a instauré la "possibilité" de marquer une ligne d’effet  cinq mètres avant les passages piétons. Le but est que le conducteur, qui prévoit de laisser un piéton traverser, s'arrête à cette ligne et non pas tout près du passage piéton car dans ce cas sa voiturel masquerait le piéton aux yeux d'un automobiliste qui le dépasserait : des enfants ont été tués pour cette raison. Une telle ligne est vitale et les maires ont intérêt, pour la sécurité de leurs administrés, à marquer le plus vite possible, une telle ligne à 5 mètres en amont des principaux passages piétons, c'est à dire ceux situés sur les voies très circulées. Mais l'arrêté municipal devra préciser que la largeur du trait sera de 50 cm et non 15 cm donné à titre d'exemple dans l'arrêté ministériel, car un trait de 15 cm n'est ni assez visible, ni assez incitatif (voir 2 ème photo). Cet arrêté municipal devra simplement mentionner qu'il "vient compléter les possibilités actuelles offertes par l’arrêté ministériel du 12 décembre 2018, et qu'il fixe la largeur de la bande discontinue à 50 cm et composée de traits de 50 cm de long distants de 20 à 25 cm."

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Autre élément important concernant la sécurité des piétons : supprimer les petits répétiteurs de feux car ils incitent les conducteurs à s’approcher trop rès du feu, ce qui est contraire à ce que préconise l’arrêté du 12 décembre 2018 ci-dessus qui a instauré la ligne d’effet à 5 m. Les répétiteurs sont un MAL FRANÇAIS : il n’y a qu’en France que ces répétiteurs sont utilisés..

Un dossier plus complet sur la sécurité des piétons peut être consulté sur le lien :  Sécurité des piétons  et un dossier sur seulement les passages piétons, sur le lien : Sécurité des passages piétons

Quatrième sujet : les arbres en bord de route 

(plus de détails sur Livre blanc chapitre arbres

Deux objectifs sont à atteindre. :

1er objectif  - éviter que les automobilistes se tuent ou se blessent contre les arbres, ce qui provoque des bouleversements familiaux et professionnels, l'engorgement des hopitaux, l'occupation exagérée des forces de police et des services de secours, le coùt des accidents pour la société française qui est de 45 milliards par an.

2ème objectif  de la présence des arbres : agrémenter le paysage, réduire localement la chaleur, lutter contre le dérèglement climatique, réduire la pollution de l'air, conserver l'aspect traditionnel des beaux alignements de certaines routes dans certaines régions.

Quelles sont les règles :

- La loi du 21 février 2022, complètée par le décret du 19 mai 2023, réglemente l'abattage des arbres en bord de route en interdisant l'abattage des alignements sauf  à proposer des mesures comprensatoire.

- La reglementation technique officielle édictée par le guide des routes du CEREMA ( SETRA) est que dans la "zone de sécurité" latérale de 4 mètres il ne doit y avoir aucun arbre.

-            Zone de sécurité

Il est possible d'atteindre ces deux objectifs et de CONCILLIER ces deux règles par la réalisation  de nouvelles plantations éloignées de plus de 4 mètre faites sur les sections d'alignement qui sont actuellement trop proches de la chaussée, puis abattage de l'ancienne, comme le montre la photo ci-dessous d'une plantation faite il y a une dizaine d'années et qui constituera un  alignement de très beaux arbres dans les années futures.

                                        

Comment procéder ? -

1 - D'abord acquérir une bande de terrain d'ue dizaine de mètres. On fait bien des acquisitions pour construire des routes et des autoroutes, par une déclaration d'utilité publique, il est donc possible de le faire pour acquérir une telle bande de terrain.

2 - planter un alignement de nouveaux arbres à plus de 4 mètres et abattre l'ancien alignement, avant ou après avoir planter.   Replantation 4 m texteLa loi du 21 février 2022  permet de faire de tel abattages avec replantation : il suffit que le gestionnaire (en général le président du conseil départemental)  demande au préfet une "dérogation" pour autoriser l'abattage, en proposant des mesures compensatoires, par exemple prévision de replantation d'un alignement d'arbres éloignés de plus de 4 mètres de la route ou plantation d'arbres dans un terrain proche.

En attente de réaliser de tels abattages d'alignements proches avec replantation éloignéeil convient impérativement d'y limiter la vitesse à 60 km/h, avec la réalisation de bandes rugueuses afin de contraindre de respecter la viesse de 60. Cette solution (60 et bandes rugueuses) doit aussi s'appliquer pour les alignements exeptionnellement rmarquables de moins de 500 m que l'on veut conserver. Il faut à ce sujet que l'IISR (Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière) impose que "Sur toute section de route, quelleque soit la longueur, cotoyée à moins de 4 m par des arbres, la vitesse doit être limitée à 60 km/h avec présence de bandes rugueuses".     

60 attente abatt ou beaux align

  Nous avons parlé des ALIGNEMENTS, parlons maintenant des arbres isolés ou des groupes d'arbres irrégulièrement espacés, la loi de 2022 n'interdit pas leur abattage et ils sont en général de PEU DE VALEUR. Pour respecter la règle du CEREMA, et la vie des Hommes, ils doivent être abattus le plus vite possible et déjà beaucoup de gestionnaires compétents les ont déjà abattus, mais il en reste et personne n'y gagne à les conserver. Mais dans les mois ou années où de tels arbres ne sont pas encore abattus,  il convient d'indiquer clairement par une signalisation FORTE, qu’il faut RALENTIR, en particulier pour les sections longue d'arbres IRREGULIEREMENT espacés.

Texte sections irregulieres

 Les arbres trop proches de la chaussée, souffrent et meurent.

 Il faut savoir que les arbres trop proches de la chaussée, souffrent aussi , et meurent parce que :

- le tassement du sol : un sol tassé est néfaste pour la croissance

- les poussières continuellement brassées par les voitures : particules de pneus, garnitures de freins, poussières terreuses, gazole, se posent sur les feuilles et empêchent la fonction chlorophyllienne, la pluies ne les enlève pas.

- le sel de déneigement (chlorure de sodium): le chlore attaque les feuilles et le sodium se bloque dans les parties colloïdales du sol et l’eau ne peut plus véhiculer les éléments fertilisants et nutritifs vers les racines

- les faucheuses et les voitures accidentées blessent l’écorce et par ces blessures entrent les infestations et les parasites qui cheminent vers les racines

Le problème est qu'il y a un frein pour l'application correcte de la loi de 2022 (abattage des alignements) et de la réglement du SETRA (pas d'arbres à moins de 4 m) : LE FREIN est électoral : "satisfaire la minorité agissante". Explications : les Présidents des Départements qui désireraient procéder à un abattage-replantation, pourtant permis par la loi, savent que la minorité agissante des irréductibles lui demanderont de ne pas abattre, et ces irréductibles savent qu'aucune loi n'oblige le président du département à abattre pour sauvegarder la vie des automobilistes, il FAUT faire une telle loi (un décret) afin que les présidents de département puissent leur répondre que la loi l'oblige à faire ce abattage sinon il tomberait sous l'exigence du Code Pénal qui stipulee (article 221-6) : Le fait de causer, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, la mort d'autrui constitue un homicide involontaire.

Les glissières ? Nous n'avons pas parlé des glissières devant les arbres, c'est parce que c'est une mauvaise solution car du fait quelles sont très près des arbres, elle n'ont pas la possibilté de se pencher  et donc de former une poche qui amortit la voiture, au contraire, elle font rebondir la voiture sur la route, avec le risque de heurter frontalement une voiture venant en face. C'est l'accident de Teyssode : 3 tués.

 

Nous venons de finir le 4ème sujet : les arbres. nous passons maintenant au 5ème sujet : les collisions frontales. 

 5ème sujet  : Les collisions frontales, la vitesse.. Lorsque l’on circule sur une route ordinaire bilatérale, le risque de collision frontale est fort car à tout moment une voiture qui vient en face peut dévier de sa trajectoire et venir nous percuter frontalement. Pour cette raison, progressivement depuis 50 ans, on a réalisé des autoroutes qui permettent aux automobilistes pressés, de circuler vite , ce qui aurait dû nous permettre concomitamment, de réduire drastiquement la vitesse sur les routes bilatérales. on ne l'a pas fait vraiment, on l'a seulement abaisser à 80 km/h, ce qui est déjà bien. Pompidou, président de la République, pourtant fana de la vitesse, m'avait tenu ce langage lors de l'inauguration de l'autoroute à Beaune le 29 octobre 1970 : "Maintenant qu'il existe des autoroutes, on peut profiter d'admirer le paysage en roulant lentement sur les routes ordinaires.

-     115 Ko à tout instant cadré

L'avantage indéniable de l'abaissement de 90 à 80 km/h.

En cas de choc en circulant à 80 km/h, et après prise en compte de amortissement par la déformation de l’avant de la voiture et par la ceinture, la décélération subsistante (le choc) sera, pour les occupants DANS la voiture, environ de 150m/s², donc supportable par le corps humain. Inversement si l’on circule à 90 km/h la décélération subsistante sera environ 200 m/s², ce qui est  pratiquement toujours mortel ou handicapant à vie. La doxa véhicule l'idée que "que l'on circule à 80 ou à 90, si l'on heurte un arbre, de toute façon on est mort", C'est FAUX, 80 est une vitesse salvatrice, tant pour les chocs contre arbres que pour les vcollisions frontales

-        vitesse faible- chocfaible - 3 blessés légers

90 km h 6 morts

6 ème sujet : Les carrefours interurbains (hors agglomération). Par principe un carrefour est dangereux puisque les trajectoires de deux voitures s’y croisent dans des directions différentes. La logique voudrait donc qu’on ralentisse avant tous les carrefours, c’est ce que le Code de la route demandait avant, mais cela a été supprimé en 1958 car l’opinion publique de l’époque considérait que la vitesse était rentable et synonyme de dynamisme. Pour les mêmes raisons, vers cette date, on a favorisé la vitesse en rendant, en général, une des deux voies prioritaire, et en plaçant un stop sur l’autre voie et de ce fait, les conducteurs prioritaires ont considéré qu’ils pouvaient passer SANS RALENTIR, sans penser que le stop peut être "brulé" pour mille raisons et dans ce cas les chocs sont mortels. On a même fait encore mieux pour les grands carrefours dans les "dossiers pilotes", en réalisant un long  îlot central borduré permettant d’y positionner les voitures tournant à gauche afin que rien ne ralentisse ceux qui vont tout droit et effectivement, sur ces grands carrefours bordurés, les conducteursont ont tout de suite compris : ils passent très vite sans ralentir ce qui a pour conséquence qu’en cas de choc, le choc est mortel. Le fait que l’on rende POSSIBLE un tel passage sans ralentir alors que les "traversants" ont quand-même besoin de quelques secondes (8) pour traverser crée une situation dangereuse car pendant ces 8 secondes, un véhicule lointain non visible peut arriver.  Le chapitre "carrefours" du livre blanc propose des recommandations pour l'aménagement et la signalisation dles carrefours prioritaire tant pour les petits carrefours que pour les grands.

 

7ème sujet : La sécurité des cyclistes en ville, des aménagements cyclables. Trois configurations de circulation des cyclistes sont possibles en ville : soit 1- les bandes cyclables (les cyclistes ne sont séparés des voitures que par un simple trait de peinture), soit 2- les pistes cyclable (les cyclistes sont matériellement séparées des voitures par des bordures ou par la file des voitures stationnées), soit la mixité (les cyclistes circulent, mélangés avec les voitures). De puis une dizaine d'années, deux événements ont bouleversé les choix entre ces trois solutions : l'arrivée des vélos électriques et le covid,qui ont jeté dans les rues de nouvelles catégorie de cyclistes : séniors, enfants, familles qui ont affirmé leurs désirs de plus de sécurité. Antérieurement les municipalités tenaient compte des avis des seuls les cyclistes confirmés, qui se satisfaisaient de bandes cyclables même étroites, donc dangereuses, pour qui l'essentiel  était d'envoyer le message "les cyclistes existent". Maintenant les choix sont dictés par la sécurité et en premier lieu d'accepter de comprendre que les bandes cyclables sont dangereuses, surtout si elles sont étroites car les cyclistes y sont percutés par l'arrière et surtout si elles jouxtent les voitures en stationnement car les cyclistes y risquent l'emportiérage si une portière s'ouvre brusquement. On conclue donc que, d'une part, il faut clairement EXCLURE les bandes cyclables s'il y a du stationnement de voitures, et, d'autre part il faut considérer qu'il conviendrait que les bandes fassent au moins 2 mètres et, dans ce cas, il est préférable d'utiliser cette "perte de 2 m" pour faire une piste cyclable contre le trottoir séparée de la circulation par un îlot borduré ou par la file de stationnement s'il y a du stationnement (voir photo).

Mixité de circulation. Mais là, maintenant, nous arrivons à traiter le cas courant des rues de taille moyennes, de moins de 3000 v/j, c'est à dire les rues que l'on trouve couramment en ville, où la solution est la circulation MIXTE vélos-voitures. Dans de telles configuration où les voitures et cyclistes sont mélangés, les cyclistes ont peur des voitures qui viennent par derrière et de ce fait, ils serrent le plus possible à droite, ce qui est mauvais car cela incite les automobilistes à les dépasser en les rasant. Bonne nouvelle, on a trouvé la solution officielle, en fait DEUX solutions, qui rétablissent les droits NORMAUX des cyclistes de circuler sur la voie de droite sans serrer le trottoir et en engageant les automobilistes qui arrivent par derrière à attendre derrière le cycliste qu'il n'y ait pas de voitures venant en face pour dépasser le cycliste en s'écartant largement à gauche.

Ces deux solutions se concrétisent par un marquage au sol (photos) : l'une consiste à marquer la "trajectoire" du cycliste (chevrons et figurine vélo) au milieu de la demi-voie afin d'officialiser la présence du cycliste (1ère photo), l'autre solution (2 ème et 3 ème photo) se nomme "voie centrale banalisée", c'est magique : cela consiste en fait à faire une voie centrale d'environ 3 mètres pour les voitures encadrée à droite et à gauche par une largeur roulable de 2 mètres pour les cyclistes ; ça fonctionne de la façon suivante : quand une voiture est seule elle roule au milieu, quand elle croise une voiture elle mord largement à droite sur la partie cyclable sauf s'il y a un cycliste et dans ce cas l'automobiliste reste attendre derriére. Je répète : c'est magique, ça fonctionne. Cela déroute un peu les automobilistes au début et ça déplait car dans les faits ça redonne au cycliste le droit qu'il avait perdu de circuler normalement sans être considéré comme un "pauvre gênant" qiu'il faut dépasser à tout prix

Marquage centre voie

Ci-dessus : trajectoire matérialisée AU CENTRE de chaque voie, pas trop près du bord,

Ci dessous la solution "voie centrale banalisée" 

Vcb 2 cyclistes

Ci-dessus et ci-dessous : solution "voie centale banalisée"

Vcb 2 vl se croisent

voir plus sur les cyclistes sur le dossier complet détaillé :

8ème sujet : Les séniors. Par panurgisme, l’idée est parfois soulevée de l’obligation d’un contrôle d’aptitude à conduire des séniors, justifiant cette demande par le fait que certains autres pays le font. Mais l’efficacité de la mesure n'est absolument pas vérifiée dans les pays qui ont instauré le contrôle des séniors. Au contraire, la mortalité globale par million d'habitants y est plus forte que dans la plupart des pays qui n'ont pas ce contrôle.

En fait, un tel contrôle n’est ni justifié, ni nécessaire, ni souhaitable, ni efficace, ni possible. Ni justifié  car statistiquement les séniors ont beaucoup moins d'accidents graves que d'autres catégories d'âges de conducteurs actifs, mais les médias sont trompeurs car lorsqu'un accident est causé par un sénior, c'est tout de suite le mot "sénior" qui est mis en avant dans le titre et dans les commentaires, et non les causes. Ni nécessaire car le sénior connait ses limites, mieux que quiconque, il est le plus apte à juger s'il peut continuer à conduire et quand il doit s'arrêter. Ni nécessaire non plus car un tel examen médical existe déjà : le préfet peu saisir la commission médicale sur simple signalement fait par quiconque de la potentialité d'inaptitude de tel conducteur. Ni souhaitable car cela constituerait un stress trop important influençant négativement leur santé ET leur rôle social et ce serait donc pour l’ensemble de la société, une mesure financière et sociale contreproductive. Ni efficace car les déficiences à détecter lors du contrôle sont nombreuses, elles nécessitent des examens médicaux longs et complexes. Ni possible car on ne dispose déjà pas suffisamment de médecins. Le seul argument est le panurgisme : ce n’est pas réfléchi.

Par contre, si l’on veut faciliter la conduite des séniors, commençons par améliorer l’ergonomie des commandes et des tableaux de bord des véhicules pour que leur conduite soit "normalement facile" pour les séniors, et donc pour TOUS les conducteurs, par exemple la taille des chiffres du LIMITEUR de vitesse qui sont beaucoup trop petits.: voir phhotos dans le sujets suivant concernant les véhicules.

9ème sujet : La sécurité des véhicules. Les constructeurs de voiture font constamment des "améliorations", MAIS certaines sont contraires à la sécurité et d’autre part, certains défauts flagrants dangereux n'ont pas reçu les améliorations souhaitées. Listons :

1 - Le positionnement des témoins d'allumage des feux (phare, code, antibrouillard, etc) au tableau de bord, est embrouillé.

2 - Les chiffres du limiteur de vitesse sont trop petits: il faut écarquiller les yeux et fixer l'écran plusieurs secondes. Il faudrait que les chiffres du limiteur soient gros et lisibles .

Ce qui existe 77

Voici ce qu'il faudrait : le chiffre du limiteur (80 jaune) en GROS

gros chiffres du limiteur lisibles

 

3 – Le silence des voitures électriques est dangereux pour les piétons. Elles sont équipées d’un bruiteur mais son niveau de bruit fixé par l’Europe est beaucoup trop silencieux.65 DB, il faudrait au moins 70. Les voitures thermiques font environ 75

4 - Les montants des pare-brises masquent les piétons qui traversent.

5 - L'écran distracteur du GPS visuel. La consultation visuelle du GPS et le réglage constituent des dangers car conducteur ne regarde pas la route pendant 3 ou 4 secondes.      

6 –Téléphoner en conduisant accapare l'attention. En plus, pour lire et envoyer un SMS, il faut quitter la route des yeux, ce qui est encore plus dangereux. La solution est que la voiture soit équipée d'un brouilleur d'ondes qui empêche  le téléphone de sonner et brouille la réception dès que la voiture roule.

7 – Placer un deuxième écran d'indicateur de vitesse à droite devant le passager car le passager est un juge, un influenceur, il-elle est compétent et en plus c'est SA vie qui se joue si le conducteur roule trop vite : il devrait donc pouvoir connaître la vitesse à laquelle on roule. 

8 - Les constructeurs de voitures font un argument de vente d'ajouter abusivement, sur le tableau de bord, moultes informations qui sont absolument inutiles et qui distraient dangereusement le regard et l'attention du conducteur.

9 - Le danger pour les cyclistes des portières qui s'ouvrent trop vite et trop largement (emportiérage).  Deux solutions : 1 - soit faire des crans de portière plus durs, empêchant d'ouvrir la totalité de la portière d'un seul coup. 2 -  soit faire la portière coulissante pour le conducteur.  Croquis ci-dessous

Voiture 3 portes ++ ouvert JPG

10ème sujet : Les améliorations à faire au Code de la route.

Dix corrections importantes du Code de la route seraient nécessaires :

1 - l’interdiction les dépassements à l’approche d’un passage piéton.

2 - préciser que l’interdistance derrère un véhicule s'applique bien aussi au cyciste qu'on suit.

3 - les rabattements trop rapides sur autoroutes et les carambolages.

4– bien préciser que l’on doit ralentir aux carrefours

5 – modifier la fâcheuse règle des 50 mètres des passages piétons

6 - sanctionner différemment la circulation sens interdit et le contresens autoroute

7 – la manipulation néfaste du clignotant dans les giratoires

8– Permettre les carrefours 4 stops

9 - Instaurer la possibilité des "arrêts roulants" pour les cyclistes

10 – Décaler le stationnement des vélos en amont des 5 mètres avant les passages piétons 

11 - les véhicules qui tournent à droite ou à gauche au feu vert et écrasent les piétons

11ème sujet - La sécurité des enfants, s'en tenir à l'essentiel, chacun des mots suivants compte :

1 - Rappeler aux enfants que les conducteurs ont des YEUX et des freins. Des YEUX, oui, mais il faut donc que l'enfant se montre un peu sur le bord du trottoir ou de la chaussée. Des FREINS oui, mais il faut que la voiture dispose d'une certaine longueur pour freiner à partir du moment où le conducteur voit l'enfant : 30 m en ville. On ne traverse vraiment QUE lorsque la voiture s'est arrêtée, et on  ne court jamais en traversant.

2 - Pour les personnes qui "font traverser les groupes d'enfants" : vous n'êtes pas là pour seulement les protéger, mais PROFITEZ pour leur enseigner comment traverser : les forcer à regarder constament des deux cotés pendant qu'ils ttraversent : tic tac, tic tac, tic tac., même sur les passages piéton, même s'il y a des feux.

3 - S'il y a des feux, on traverse lorsque la figurine piéton est verte, et si elle devient rouge pendant qu'on est en train de traverser, il faut savoir qu'on dispose encore au moins de 7 secondes pour finir de traverser, avant que les voitures démarrent.

4 - Ne jamais dire "passage protégé", il n'est nullement protégé : il y a tous les ans des dizaines de piétons tués sur les passages piétons, il faut dire "passage piéton".

12 ème sujet : les lettres à Dortothée

Lettre a dorothee 16 avril 2025 passages a niveau

 

Site tenu par Jacques ROBIN ingénieur routier, expert en accidentologie, président de l'Institut national pour la sécurité des enfants.Renseignements sur :   Renseignements sur l auteur du site

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 Il vient toujours une heure dans l'histoire où celui qui ose dire que 2 et 2 font 4 est puni de mort. (Albert CAMUS - La Peste)